Que dit notre enquête sur l’enseignement du yoga après l’EFY ?

‘Que devenez-vous ?’ est le titre de l’étude menée par l’École Française de Yoga auprès de ses ancien·ne·s élèves, en décembre 2019.

 

Plus précisément, nous avons interrogé les Anciens issus des dix dernières promotions, ayant obtenu le certificat professionnel CP FFP «Enseigner le yoga».

 

Les objectifs de l’enquête 

Notre démarche poursuivait deux objectifs :

  • Mieux connaître la suite professionnelle donnée à leur formation par les apprenant·e·s ayant obtenu le CP FFP,
  • obtenir une évaluation « à froid », c’est à dire avec un certain recul temporel, de la formation.

Un questionnaire en ligne a été envoyé par mail aux ancien·ne·s stagiaires (395 personnes), le taux de participation a été de 57% (219 personnes).

Parmi le répondant·e·s, une grande majorité de femmes (87%) correspondant peu ou prou au ratio en cours de formation, dont près de deux tiers vivent en Ile de France. Le tiers restant se répartit de manière harmonieuse sur l’ensemble du territoire métropolitain.

Sept sur dix ont entre 45 et 65 ans, avec un niveau d’études équivalent à bac +5, un tiers à bac+3.

 

 

L’enseignement du yoga en chiffres

Parmi les ancien·ne·s stagiaires de l’EFY ayant obtenu le certificat, 85,8% enseignent le yoga.

 

Les contextes professionnels dans lesquels s’inscrit cette activité sont divers : près de la moitié des enseignant·e·s de yoga (47% ) exerce aussi une autre profession alors que 35% ont pour seule profession l’enseignement du yoga.

Le fait de ne pas enseigner le yoga (14% des répondant·e·s) est essentiellement dû au fait que la profession actuellement exercée ne le permet pas.

 

 

 

La palette des modalités d’enseignement

 

Si la quasitotalité des titulaires du CP FFP enseigne le yoga sous forme de cours collectif « tous publics », 40% d’entre elles·ils donnent également des cours individuels.

La moyenne d’heures de cours enseignées tourne autour de 7,3 heures par semaine mais cache de fortes disparités : un tiers des répondant·s enseignent au plus 3 heures par semaine, tandis qu’à l’autre extrémité un cinquième enseigne 12 heures et plus.

     

 

La part due à l’enseignement du yoga dans les revenus globaux 

 

Sans surprise, on retrouve au  niveau des revenus globaux, la polarisation précédente : pour presque la moitié du groupe, la part attribuable à l’enseignement du yoga dans leur revenus professionnels équivaut à moins de 20%, tandis que pour un tiers cette part monte à 80% et plus.

 

En termes de revenus nets imposables, la moitié des répondant·e·s perçoivent moins de 2500 euros par ans de l’enseignement du yoga. Un dixième des sondé·e·s obtient un revenu allant de 15000 à 25 000 euros par an. Enfin 5% d’entre elles·eux perçoivent plus de 25 000 euros par an.

SI presque tout·e·s estiment que le CP FFP leur a été utile en termes de reconnaissance, la moitié estime qu’il a également influé de manière positive sur leur rémunération.

 

 

L’EFY : un socle pédagogique solide et adaptable 

Avec un taux de concrétisation professionnelle à l’issue du cursus de 85,8 %, les résultats de l’enquête confortent l’EFY dans sa dimension d’organisme de formation professionnelle.

 

Et ce, encore davantage quand on lit que la quasi-totalité des répondant·e·s estime avoir été suffisamment préparé·e à sa profession en ce qui concerne la pratique et la pédagogie du yoga et la connaissance de la culture indienne y afférent. La récente inscription du CP FFP « Enseigner le yoga » au Répertoire Spécifique par France Compétences atteste de cette cohérence forte.

Moins immédiatement applicables sur le terrain pour la moitié des sondé·e·s : l’apprentissage de la psychologie et, en moindre mesure, de l’anatomie … l’EFY tire bien sûr les conclusions nécessaires en vue d’une toujours meilleure adéquation des contenus de la formation.

 

L’École est également fière de lire que pour huit Anciens sur dix la formation est allée de pair avec une croissance personnelle et une meilleure connaissance et perception du corps.

Susciter et accompagner ce vécu est au cœur de notre vocation.

 

 

 

 

Enfin, raisons supplémentaires de se réjouir : l’engagement professionnel, le dynamisme, la curiosité des certifié·e·s. En effet, elles et ils constituent une population très active en termes de formation continue : 86% sont revenus suivre un séminaire EFY/FNEY et 80% ont suivi une formation en dehors de la rue Aubriot venant compléter et affiner le socle antérieur.

 

Nous renouvelons nos remerciements chaleureux à 

tou.te.s les participantes et participants à l’enquête !

 

 

 

 

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