L’isolement, la solitude et la solidarité

L’isolement est une bien triste situation, quand il est subi : on est coupé du monde et des autres, la vie se réduit à un étroit périmètre et la monotonie s’installe. Il peut engendrer la mélancolie, l’angoisse, la perte de repères.

La solitude, quand elle est choisie, cultivée, méditée, incite à se poser en soi pour se mieux connaître, à apprécier la saveur de la vie intérieure. Et en même temps, à se désintéresser de soi pour accueillir l’inattendu, la grâce de la nouveauté, la fraicheur de l’instant, la grandeur du divin. La solitude, entendue en ce beau sens, est reliée. C’est celle du yoga.

Nous percevons alors ces fils invisibles, tissés de sollicitude, qui nous font solidaires du monde et des autres, membres d’une même humanité.

 

Quelques ressources pour y réfléchir :

« Ce que les méditants hindous et taoïstes peuvent nous enseigner de l’isolement » avec Adeline Herrou et Véronique Bouillier que nous avons réunies dans la Revue Française de Yoga de juillet 2019, n°60 : Expériences de l’intensité, intensité de l’expérience.

Adeline Herrou nous y a donné un bel entretien : -« Une anthropologie de la vie intérieure est-elle possible ? », et Véronique Bouillier, grande spécialiste des Nâths Yogis, qui sont les « inventeurs » du Hatha-Yoga, un passionnant article : « S’engager dans une pratique en Inde : les sâdhus et le rituel ».

L’article est bourré de liens qui renvoient à des livres ou à des articles.

 

A voir

L’admirable discours du directeur général de Danone, Emmanuel Faber, aux diplômés d’HEC ; il date de 2016, mais il est d’une brûlante actualité en un temps de bouleversements qui nous incite à changer de regard, à être plus authentiques et à mettre en œuvre des relations plus belles et plus généreuses.

 

 

Et, pour finir, un message d’espoir de la grande écrivaine et militante indienne Arundhati Roy – Le dieu des petits riens, Le ministère du bonheur suprême – qui parle aussi de changement, de passage d’un monde à l’autre.

 

 

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